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Bruxelles n'est pas à vendre, mais les Flamands bruxellois ne peuvent pas non plus être considérés comme de la "marchandise"

Brigitte Grouwels

Les responsables politiques ainsi que les rédacteurs de journaux francophones (la frontière entre les deux est parfois mince) proclament avec le pathos nécessaire que Bruxelles n’est "pas à vendre" et que les Flamands veulent "assimiler" Bruxelles. Pour autant que je sache, aucun dirigeant politique flamand n’a cependant jamais proposé de vendre Bruxelles, voire de l’"assimiler".

Toutefois, je constate que ces mêmes responsables politiques francophones, dans le cas où la Flandre souhaiterait de nouvelles compétences en matière d’allocations familiales ou de soins de santé, exigent en contrepartie qu’elle largue les Flamands bruxellois, telle de la "marchandise" excédentaire. Quand finira-t-on par comprendre que les Flamands bruxellois ne sont pas des "marchandises" échangées par la Flandre contre de nouvelles compétences ? Et que les Flamands bruxellois ne veulent pas se faire "assimiler" par Bruxelles pour des matières telles que le bien-être, la santé ou la famille ?

En tant que Flamands bruxellois, nous souhaitons continuer à faire partie intégrante de la Communauté flamande. Dans la capitale d’un Etat fédéral comme la Belgique, ceci devrait, par ailleurs, couler de source. Car si l’on ne peut plus être flamand à Bruxelles, comment Bruxelles peut-elle encore être la capitale de la Belgique ?

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